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1536 Une maison forte en DauphinéLa maison forte de Longpra, entourée de fossés et solidement défendue par une enceinte crénelée, est attestée de longue date. Relevant de la seigneurie de Montferrat, elle appartient au XVe siècle à dame Eymard de Clermont, veuve du seigneur de Crollard, qui l'habite avec son fils. Resté dans la famille de Clermont, mais échu à une branche de cette famille établie en Savoie, le château revient ensuite à Antoinette de Paladru, fille du seigneur de Montferrat et épouse du seigneur de Loras de Montcarra. En 1536, Antoinette de Paladru vend Longpra à un notaire royal de Saint-Geoire, Charles Pascalis. Le domaine restera dès lors aux mains de ses descendants. |
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1770 Les raffinements d'une maison des champsEn 1770, Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, conseiller et futur président au Parlement de Grenoble, décide de se réinstaller dans l'antique maison forte, passablement délaissée depuis le début du XVIe siècle. Nanti d'une importante fortune, il entreprend de reconstruire le château, dont il conserve les fondations, les douves et le pont-levis. Les travaux dureront près de quarante ans. |
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1844 Aux vents de l'HistoireEn 1844, à la mort, sans héritier direct, du dernier des Pascalis de Longpra, le château revient à sa nièce, Eugénie Chausson du Colombier, qui épousera le baron Anselme Pasquier de Franclieu originaire d'Ile-de-France. Artiste-peintre amateur, la nouvelle châtelaine de Longpra se plaît à représenter les membres de sa famille, et nombre de ses toiles ont été conservées par ses descendants. |
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1985 Une transmission ininterrompueLe château a été ouvert au public en 1985. Le comte et la comtesse Albert de Franclieu s'attachent aujourd'hui à préserver cette demeure, dont l'atmosphère, celle d'une vraie maison de famille, contribue à son charme. |